
Àko
Un cri figé qui porte en lui la mémoire des créateurs.
Il y a des regards qui imposent le silence, d’autres qui réveillent quelque chose d’enfoui. Celui d'Ako appartient à la seconde catégorie. Sa gueule ouverte semble pousser un cri, mais chacun est libre d’y entendre ce qu’il veut :
une révolte, une force brute, un appel…
En s’approchant, le regard découvre une multitude de fragments. Des visages familiers, Picasso, Frida, Warhol, Dali,
aux côtés d’autres symboles de création.
Chaque collage est une histoire, un bout de mémoire, un hommage à ces artistes qui ont bousculé leur temps. Ako devient alors plus qu’un animal imposant. Il est le gardien de cette énergie créative accumulée, un être où la force brute rencontre l’héritage humain.
Sous ses airs de puissance, il cache une infinité de nuances, comme un rappel que toute création est faite de couches, d’influences, de libertés conquises. Regarder Ako, c’est accepter d’entrer dans une conversation silencieuse avec l’art d’hier et d’aujourd’hui. Et c’est peut-être ça,
la vraie force d’une œuvre :
ne jamais tout dire, mais toujours inviter à découvrir.